NUTRITION
& COEUR
Fibres
et protection cardiovasculaire
De nombreuses études ont pu mettre en évidence une
diminution de la survenue de maladies cardiovasculaires chez les
sujets dont l’alimentation est riche en fibres.
Or, les principaux effets liés à la consommation
de fibres reposent sur la réduction du mauvais cholestérol
dans le sang (le LDL-cholestérol) mais aussi à leur
capacité à limiter la fabrication de l’insuline.
Dans ce contexte les fibres solubles semblent les plus efficaces.
De plus, une alimentation riche en fibres
induit une baisse de l’inflammation dans le sang, ce qui limite le développement
de plaque d’athérome dans les artères.
De plus, la consommation régulière de fibres diminue
le taux de sucre dans le sang et retarde la fabrication de l’insuline
par le pancréas.
De plus, les fibres possèdent un
effet persistant puisque même 4 heures après l’absorption
de fibres le taux de sucre dans le sang et la fabrication d’insuline
sont retardés et limités. Cet effet est plus observé avec
les fibres solubles.
Un régime riche en fibre a également montré une
baisse de la pression artérielle et favorise la fluidification
du sang.
- Effet de la consommation de fibres
sur l’obésité
Une étude réalisée chez plus de 70 000 femmes
américaines à mis en évidence l’influence
bénéfique de la consommation de fibres sur le ralentissement
de la prise de poids au cours des 12 années de l’étude.
Cet effet bénéfique des fibres est d’autant
plus important que leur consommation est élevée et
que le surpoids est important. Cette étude conclue, sur
une période de 12 ans, que les femmes qui consomment une
quantité importante de fibres ont deux fois moins de risque
de devenir obèse en comparaison avec celles qui consomment
peu de fibre.
En fait, l’apport de fibres est souvent associé à la
consommation d’aliments à faible indexglycémique,
qui, associée à une sensation de satiété,
favorise la diminution du poids.
De plus, l’absorption concomitante de fibres avec un autre
aliment, lors d’un repas, entraîne une diminution de
l’index glycémique de cet autre aliment et augmente
le temps d’absorption des aliments au niveau de l’appareil
digestif.
Enfin, le fait qu’un régime pauvre en fibres soit
responsable d’une augmentation de la fabrication d’insuline
constitue une autre approche pour expliquer une augmentation de
poids chez les sujets mangeant peu de fibre.
En effet, la consommation de fibres
est associée à une
augmentation de la sensibilité à l’insuline
ce qui induit une baisse du taux de sucre dans le sang et protège
le pancréas d’une fabrication trop importante d’insuline.
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