NUTRITION
& COEUR : MATIERES GRASSES ET MALADIES CARDIOVASCULAIRES
Quel
est l’effet de la baisse du taux de cholestérol
sur les maladies cardiovasculaires ?
Quels
sont les valeurs normales de concentration de cholestérol
dans le sang ?
Cas
particulier des Omega-3
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Présentation
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Problème de l’utilisation des Oméga-3 dans l’organisme
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Oméga-3 et prévention cardiovasculaire
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Pourquoi les Oméga-3 sont-ils si importants dans la physiologie humaine ?
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Quels sont les effets des Oméga-3 sur le cœur et les vaisseaux ?
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Effets des régimes riches en Oméga-3 sur les maladies cardiovasculaires

Cas
particulier des Oméga-3
- Effets des régimes riches en Oméga-3 sur les
maladies cardiovasculaires
Comme nous l’avons précédemment
mentionné,
les acides gras saturés doivent impérativement être évités.
Pour cela, il est important de connaître les aliments les
plus pourvoyeurs de ces acides gras saturés : la viande
grasse, le fromage, les aliments préparés en friture,
le lait, la margarine et le beurre. Or, nous pouvons constater
que ces aliments sont d’apparition relativement récente
dans la nutrition des hommes (depuis 200 ans environ) et sont principalement
le fait de l’industrialisation.
Aujourd’hui, le rapport
oméga-6/oméga-3 est de 10/1 à 20/1 alors qu’il était
de 2/1 du temps de l’ère paléolithique.
L’invention de l’hydrogénation des graisses
végétales en 1897 a permis le développement
de la margarine mais a également introduit une nouvelle
forme d’acide gras qui est responsable d’une élévation
du mauvais cholestérol dans le sang et d’une augmentation
du risque cardiovasculaire (les acides « trans »).
Les études épidémiologiques
relatives à la
consommation d’aliments contenant une concentration élevée
d’oméga-3, comme le poisson, ont clairement démontré que
ces aliments étaient responsables d’une baisse de
la survenue de maladies des artères du cœur.
Ainsi, il a pu être mis en évidence qu’une
personne qui consomme en moyenne entre 30 et 35 grammes de poisson
par jour à moitié moins de risque de développer
une maladie cardiovasculaire comparativement à une personne
qui mange rarement du poisson.
De plus, l’efficacité de cette alimentation sur la
baisse des maladies coronariennes semblent plus efficace chez les
personnes qui présentent un risque cardiovasculaire élevé et
notamment un surpoids.
L’effet des oméga-3 est indépendant des autres
facteurs de risque cardiovasculaires mais semble un peu moins efficace
sur la survenue des accidents vasculaires cérébraux.
Le régime riche en poisson est également très
intéressant chez les personnes ayant déjà présenté un
accident coronarien puisque les études montrent clairement
une réduction de 20% des évènements cardiovasculaires
et de l’ordre de 30% pour la mortalité cardiovasculaire
au profit des personnes qui ont une alimentation riche en oméga-3.
Cette baisse de la mortalité cardiovasculaire
est essentiellement attribuée à la baisse de la mortalité subite
cardiovasculaire, principalement liée à l’apparition
d’arythmie.
Avec un moindre impact positif par rapport à la survenue
d’infarctus du myocarde, la consommation alimentaire d’omega-3
présente également un intérêt dans la
protection contre la survenue des accidents vasculaires cérébraux
bien que leur effets sur cette pathologie soit moins bien mis en évidence.
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