NUTRITION & COEUR,
LES REGIMES : Comment expliquer l'influence des régimes
sur le poids et la survenue de maladies cardiovasculaires ?
Le
régime à faible consommation d’hydrate de
carbone
Les
régimes basés sur les index glycémiques
Le
régime pauvre en graisses
Le
régime méditerranéen

Les
régimes basés sur les index glycémiques
("régime IG") : impact sur les maladies cardiovasculaires
Comme nous l’avons déjà décrit
dans la rubrique entièrement consacrée à l’index
glycémique, cet index permet d’approcher l’augmentation
du taux de sucre dans le sang induit par un aliment. Cependant,
cet indice varie énormément, pour un même aliment,
selon les aliments qui sont absorbés ensembles. Par exemple,
manger des pâtes seules ou avec une pomme, riche en fibres,
influence l’index glycémique des pâtes.
La charge glycémique correspond à l’effet
glycémique total d’un aliment. Les aliments à index
glycémique élevés augmentent la sensation
de faim, le taux d’acides gras dans le sang et augmente aussi
le risque de survenue d’obésité, de diabète
et de maladies cardiovasculaires.
Ainsi, une étude réalisée auprès de
75 521 infirmières américaines a pu mettre en évidence
une diminution du taux d’apparition d’infarctus du
myocarde chez des personnes ayant une consommation d’aliments
avec un index glycémique bas.
Dans une étude réalisée
chez des femmes ménopausées,
il a pu être mis en évidence que la consommation de
sucre entraînait une progression de l’athérosclérose
plus importante que celle observée lors d’un régime
riche en graisses.
Certains régimes proposent ainsi une alimentation très
pauvre en hydrate de carbone durant 15 jours puis une ré-introduction
progressive des sucres à index glycémique bas est
réalisée. Durant la phase de stabilisation, la consommation
de fruits, légumes, céréales complètes,
graisses mono et poly-insaturées, consommation d’omega-3
et produits laitiers est conseillée. La consommation de
protéines est conseillée à un niveau raisonnable
en privilégiant les poissons.
Les résultats des études comparant l’efficacité d’un
régime favorisant les aliments ayant un index glycémique
bas sont mitigés, comme mentionnés dans le tableau
ci-dessous :
Nombre de personnes |
Durée de l’étude |
Perte de poids
Index glycémique
bas |
Perte de poids
Index glycémique élevé |
Différence entre les régimes |
30 |
12 semaines |
9,4 kg |
7,4 kg |
Non |
16 |
12 semaines |
7,4 kg |
4,5 kg |
Oui |
Les régimes riches en aliments ayant un index glycémique élevé favorisent
de manière indiscutable la formation d’un diabète.
Ces résultats ont pu être retrouvés au travers
de deux études ayant inclus plus de 100 000 personnes.
Une autre explication mettant en relation
un régime
basé sur la consommation d’aliments à index
glycémique bas et la survenue de maladies cardiovasculaires
pourrait s’expliquer par l’influence d’un
tel régime sur le taux de cholestérol dans le sang.
En effet, ce régime augmente le taux de bon cholestérol.
Dans le même ordre d’idée, une étude
incluant plus de 13 000 personnes a démontré que
l’augmentation de l’index glycémique des aliments
absorbés était associée à une baisse
du taux de bon cholestérol, le HDL cholestérol.
Bien que les effets d’une alimentation basée sur
des aliments à index glycémique bas ait démontré ses
intérêts bénéfiques sur le système
cardiovasculaire, les études médicales réalisées à ce
jour ont des résultats hétérogènes
concernant l’effet positif d’une telle alimentation
sur la baisse de la survenue de maladies cardiovasculaires.
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