PERTE
DE POIDS & COEUR :
EFFETS DE LA PERTE DE POIDS SUR LE SYSTEME CARDIOVASCULAIRE
Effets
cliniques les plus importants
- Effets sur l’insuline et le diabète
La perte de poids induit une augmentation
de la sensibilité à l’insuline,
ce qui provoque donc un abaissement du taux de sucre dans le sang.
Ainsi, a réduction du poids permet de prévenir la
survenue d’un diabète dans plus de 50% des cas.
Chez certains patients diabétiques avant le régime,
la perte de poids permet de contrôler les chiffres de glycémie
et parfois, dans des cas extrêmes, entraîne une guérison
temporaire du diabète.
- Effet sur le taux de cholestérol
dans le sang
La perte de poids entraîne une baisse du taux de mauvais
cholestérol dans le sang (le LDL-cholestérol) ainsi
que des triglycérides. Parallèlement, le taux de
bon cholestérol augmente.
Cette baisse du taux de mauvais cholestérol intervient
dans les deux mois qui suivent la perte de poids et nécessite
un maintient de perte de poids d’au moins 10% par rapport
au poids initial pour être efficace dans le temps.
- Effet
sur l’hypertension artérielle
La perte de poids entraîne une baisse de la pression artérielle
systolique (la maximale) et diastolique (la minimale), proportionnelle
au nombre de kilos perdus.
La perte de poids apparaît comme très intéressante
pour prévenir la survenue d’une hypertension artérielle.
- Effet
sur l’inflammation
Pour mémoire, l’existence d’une inflammation
chronique dans le sang participe à la genèse de l’athérome
(dont le résultat est la présence de plaques dans
les artères) et à une résistance naturelle à l’insuline.
Or, de nombreuses études ont montré que la perte
de poids était associée à une baisse de l’inflammation
dans le sang.
Cette réduction de l’inflammation dans le sang est
directement proportionnelle à la perte de poids et à la
diminution de la masse graisseuse, en particulier au niveau des
viscères. De plus, les gens qui bénéficient
le plus de cet effet « anti-inflammatoire » de
la perte de poids sont ceux qui ont initialement une résistance à l’insuline.
- Effet
sur le système nerveux autonome, impliqué dans
le système cardiovasculaire
La perte de poids est responsable d’une augmentation de
l’activité du système nerveux para-sympathique,
qui induit une diminution de la fréquence cardiaque et protège
par conséquent le cœur et les artères.
De plus,
une baisse de la fréquence cardiaque entraîne une
baisse significative de la pression artérielle.
- Effet sur
les maladies cardiovasculaires
Le surpoids et l’obésité sont largement responsables
de l’apparition de maladies cardiovasculaires et contribuent
nettement à la mortalité cardiovasculaire.
Ainsi, une personne qui a un indice
de masse corporelle > 35kg/m² a
deux à trois fois plus de risque cardiovasculaire qu’une
personne ayant un indice de masse corporelle inférieur à 25
kg/m². De même, un adolescent en surpoids a un risque
de mortalité cardiovasculaire multiplié par 130% à l’âge
adulte, par rapport à un individu qui ne présente
par de surpoids.
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