LE
SURPOIDS : SURPOIDS ET MALADIES CARDIOVASCULAIRES
Surpoids,
obésité et risque cardiovasculaire
Le
risque cardiovasculaire lié à une obésité ou
un surpoids « abdominal »
Les
mécanismes physiopathologiques du surpoids ou de l’obésité abdominale

Le
risque cardiovasculaire lié à une obésité ou
un surpoids « abdominal »
L’obésité abdominale s’évalue
en mesurant le périmètre ombilicale à l’aide
d’un ruban de couturière. Cette mesure doit être
effectuée sur le ventre, entre la dernière cote et
la partie supérieure de la crête iliaque (os du bassin)
L’obésité abdominale est définie par
un tour de taille supérieur à 88 cm chez la femme
et 102 cm chez l’homme dans la population générale
mondiale. Pour les sujets européens, les valeurs de 94 cm
pour l’homme et 80 cm pour la femme sont parfois retenus.
En France, 9 à 14% des hommes présentent une obésité abdominale
alors que ce taux est de 14 à 15% pour les femmes.
Or, d’après une récente étude publiée
en 2004 dans une grande revue médicale (le « Lancet », étude « Interheart »),
l’obésité abdominale est un facteur de risque
cardiovasculaire important.
En effet, cette étude, réalisée
dans 52 pays, a comparé les différentes caractéristiques
médicales entre des personnes qui avaient présenté un
infarctus du myocarde non mortel (15 152 sujets) et des personnes
qui n’ont jamais eu de maladie cardiovasculaire (14 820
sujets).
Les résultats sont présentés dans le tableau
suivant :
Facteurs de risque |
Coefficient multiplicateur
du risque cardiovasculaire |
| Augmentation du
taux de cholestérol |
3,25 |
| Facteurs psycho-sociaux |
2,67 |
| Diabète |
2,37 |
| Tabac |
2,04 |
| Hypertension artérielle |
1,91 |
| Obésité abdominale |
1,62 |
Tableau : Description des principaux facteurs de risque cardiovasculaire
mis en évidence dans l’étude « Interheart ».
L’ensemble de ces facteurs de risque cardiovasculaires modifiables
constituent à eux seuls 90,4% du risque cardiovasculaire
global.
Le risque cardiovasculaire lié au surpoids ou à l’obésité abdominale
est proportionnel à la valeur du tour de taille : plus
il est élevé (et donc plus l’obésité abdominale
est importante) et plus le risque cardiovasculaire est grand.
De plus, les personnes qui présentent un surpoids ou une
obésité abdominale ont un taux de survenue de diabète
bien supérieur à ceux qui n’ont pas ce type
d’obésité. Ce taux est proportionnel à la
valeur du périmètre abdominal.
Ainsi, nous voyons bien que l’obésité abdominale
constitue un facteur de risque cardiovasculaire modifiable important
et qu’il est donc légitime de chercher à la
réduire.
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